La Nature : « Un monument » #2 Dominer la Nature ?

La Nature : « Un monument » #2 Dominer la Nature ?
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Avant-propos :

Déjà le deuxième article de la série et déjà beaucoup de retard… Bref. Toujours les mêmes appréhensions à l’idée de devoir exprimer un avis sur un sujet qui mériterait clairement de ma part plus d’approfondissement. Néanmoins je continue sur ma lancée et qui sait peut-être il sortira de ces articles une bonne expérience. Très bonne lecture.

La Nature :  » Un Monument « 

ARTICLE # 2 : Dominer ou vivre en harmonie avec la nature ?

Introduction :

Pour ce nouvel article j’aimerais aborder la nature telle que nous la définissons le plus couramment. La nature c’est ce qui compose le monde du vivant, les fleurs, les arbres, la biodiversité. C’est en voyant notre influence sur ce qui vit et qui meurent que nous pouvons nous rendre compte de notre impact sur la nature.

L’homme dans un sens est coupé de cette nature, même s’il fait lui même partit du vivant. Nous avons cette vision, inconsciente ou non, que nous sommes différents de la nature qui nous entoure. Qu’elle se meut grâce aux principes et lois de la Nature et que nous faisons partis du Monde de la Culture. Nous l’avons vu la semaine dernière dans cet article ; ; cette opposition est ambigu mais c’est pourtant celle qui est communément admise en occident.

Quelles conséquences a cette vision des choses, cette opposition, sur notre manière de se comporter avec la nature ?

Partie 1 : Dominons nous la nature ?

  • La science pour mieux comprendre ? Pour mieux exploiter ?

Avant la nature semblait complexe et inintelligible. Les gens croyaient en différents dieux ou envers des entités mystiques pour expliquer les phénomènes naturelles. Lorsque les sciences physiques ont commencé à vraiment pouvoir expliquer la nature, l’homme a pu alors avoir un autre regard envers la nature. Celle-ci n’était plus incompréhensible, il était même devenu pour l’homme, possible de prédire son mouvement.

Alors que dans l’antiquité, les hommes ne pensaient pas pouvoir expliquer la nature, la science moderne a simplifié de nombreux phénomènes en de simples équations. Notre vision du monde naturel a complètement changée. La nature étant devenu un objet d’étude qu’il était à présent possible de contrôler.

«Se rendre comme maître et possesseur de la nature » voilà ce que disait Descartes au 17ème siècle sur les conséquences des sciences physiques. Et c’est ce que nous avons fait. Car nous le pouvions nous avons transformé la nature comme il nous le semblait nécessaire. Dans un sens nous l’avons soumise a nos envies. Utilisant ses ressources non plus car nous en avions besoin mais car nous le pouvions. Aujourd’hui c’est la science également qui nous met en garde sur les conséquences de nos comportements.

  • Conséquences sans équivoque.

Lorsque l’on se sent supérieur, il est facile de penser que nous avons légitimement le droit d’exploiter ce qui nous est inférieur. L’Homme étant vu comme une entité rattaché au spirituel fait de lui une espèce supérieure comparé à celle de la nature. Combiné avec nos possibilités d’enfin soumettre la nature, nous avons finit par la détruire.

Bien que notre légitimité à exploiter la nature est discutable, nous sommes aujourd’hui face aux conséquences de deux siècles d’activités de l’homme moderne.

Nous apprenons à nos dépends et sûrement celle des générations futures que nos ressources ne sont pas inépuisable et que justement, elles sont bientôt épuisés. Nous avons détruit une partie de la biodiversité et nous ne comprenons même pas encore tout à fait les réelles implications de ce que nous avons causé.

La vision que nous avons de la nature est vraisemblablement à l’origine de nos comportements. Et les conséquences de nos actes semblent être sans trop d’équivoque assez néfaste pour la nature et l’être humain. Faut-il changer notre vision des choses pour changer nos comportements ?

  • Quel futur ?

Devant le constat du réchauffement climatique par exemple, apparaissent aujourd’hui un florilège de solutions technologiques. Des voitures qui ne consomment plus d’essence mais des énergies renouvelables. Des méthodes pour une agriculture moins consommatrice en eau également. Ces idées s’inspirent du progrès scientifiques. Le progrès, cette idée que nous faisons, grâces aux sciences et à la technologie, toujours mieux que la veille. La science semble alors est la meilleure des solutions que nous avons pour consommer, exploiter autrement.

Aujourd’hui, nous n’avons pas de solution miracle et deux choix semblent s’offrent à nous. Continuer ainsi dans l’espoir de trouver comment résoudre nos soucis grâce aux sciences (en appliquant tout de même un principe de précaution en attendant pour limiter les dégâts). Ou bien ce que certain appellerait « un retour en arrière ». Un mode de vie plus simple où le confort serait secondaire et où la nature aurait une vraie place dans nos vie.

Cette deuxième solution est la plus complexe, car non seulement elle implique beaucoup de sacrifice de confort (surtout pour nous occidentaux), mais encore plus, elle remet en question notre vision du monde. En effet, pour vivre ainsi, ne faudrait-il pas accepter à nouveau que nous ne pouvons soumettre et contrôler la nature ? Il faudrait vivre avec elle et ainsi donc accepter de se soumettre à elle et ses exigences ?

Partie 2 : Vivre en Harmonie avec la nature – est ce possible ?

  • Où commence et ou s’arrête la domination ?

Pour certain, vivre en communion avec la nature semble être une évidence, pour d’autre le concept semble utopique. Difficile, cependant de comprendre ce que réellement veut dire « vivre en harmonie » avec la nature. Si comme dans l’exemple précédent nous construisions un monde hyper-technologique qui nous permettrait de ne jamais prendre à la nature plus que nous le devons, vivrions nous pour autant en harmonie avec elle ? Cela semble plus complexe que cela.

Il nous faudrait alors sacrifier les choses de notre confort pour vivre en harmonie avec elle ? Accepter de ne pas prendre l’avion ou le train ? Et donc accepter de ne plus manger ce qui ne pousse pas près de chez soi ?

Certain vivent ainsi même aujourd’hui et souffrent pourtant de nos modes de vie. Pour eux, être respectueux envers ce que leur donne la terre, et accepter que celle-ci leur reprenne des choses est une évidence. Comment faire en France, alors que le chômage et les impôts sont des sujets bien plus important à court terme que des catastrophes qui ont lieu à des milliers de kilomètres ?

Renoncer au confort, à la médecine, aux possibilités de la technologie, est contre-intuitif pour la majorité de ceux qui vivent ou on vécu avec comme nous le faisons.

Y aurait-il un compromis possible ? Arrêter de voir la nature et l’humain comme des entités séparés sans pour autant renoncer au fait que nous avons un potentiel scientifique et technologique énorme ?

  • Une autre vision du monde ?

Comme je le précisais, la notion de séparation entre l’Homme et la Nature est une conception occidentale. Elle semble majoritaire aujourd’hui mais il peut-être intéressant de comprendre comment d’autres cultures ont envisagés ce rapport et les conséquences que cela a sur les comportements.

Et si tout objet du monde, du plus petit cailloux qui jonche le sol, aux nuages qui peuplent notre ciel, possédait une âme, une force vitale ? C’est du moins la position de l’animisme. Une vision qui tire sa source d’une sorte de religion chamanique visant à expliquer les choses de la Nature. Dedans l’homme à une âme au même titre que le reste du monde du vivant et même du monde inanimé.

L’idée, exprimée ainsi, peut nous paraître absurde, mais il est fascinant de comprendre les implications d’une telle vision du monde.

Nous pouvons, en effet, rapprocher la notion d’âme et celle de respect. Si nous pensions que chaque objet du monde possédais au même titre que nous une force, une âme alors nous ferions sûrement bien plus attention à nos comportements. Soumettre la nature serait tout sauf un acte légitime et nous devrions répondre de nos actes car celle-ci est dans un sens capable de se défendre.

Aujourd’hui nous pouvons expliquer les phénomènes naturelles telles que le mouvement des plaques ou les éclairs. Ces événements ne sont plus dans nos esprits des châtiments divins ou l’expression d’un mécontentement et donc l’animisme ne semble pas être une position raisonnable. Cependant, on a pu le voir récemment, les catastrophes naturelles ne sont pas contrôlable. Nous qui pensions soumettre et dominer la nature en l’expliquant par les sciences, sommes toujours soumis à ses caprices.

  • Une nature insoumise ?

Pourquoi chercher à soumettre la nature ? La question n’avait pas été soulevé jusqu’ici parce que nous pouvions partir du principe que nous le faisions car nous le pouvions. Mais cela ne semble pas vraiment suffisant à présent. En effet, si la nature nous offrait déjà tout ce dont nous pouvions rêver alors nous vivrions en son sein sans autre soucis. Mais la nature est hostile, effrayante et cruelle.

Les catastrophes naturelles, les pandémies, la mort, sont des choses naturelles. Mais ces choses ne sont ni agréable, ni souhaitable.

L’Homme est contraint par sa condition naturelle, quoiqu’il fasse, tant qu’il est sur terre il ne peut pas vivre autrement qu’en remplissant ses besoins d’êtres biologiques. Grâce aux sciences avions-nous peut-être enfin la possibilité d’expliquer la terreur que peut produire parfois la nature.

En soumettant la nature nous espérions sortir de l’obscurité, gagner en confort et ainsi se sortir complètement de la nature.

Malgré tout, il n’en ai rien. La somme des savoirs est très loin de ce qui reste à découvrir. La nature que nous pensons dominer n’est pas aussi soumise que nous l’espérions. Dans un sens même sans intervention divine, elle se défend. Par nos actions, ce n’est pas vraiment la nature en elle-même que nous détruisons. Ce que nous faisons, c’est rendre notre monde invivable pour les Hommes. Il paraît sensé que la nature, se débrouillera sans nous.

Conclusion :

Malgré notre désir de la dominer, la nature ne nous est pas soumise. La destruction de la nature vivante telle que nous la connaissons est indéniable, mais cela ne veut pas dire que la vie va s’arrêter. Notre mode de vie et notre conception du monde sont critiquables. La nature nous englobe et nous ne sommes par encore prêt d’en sortir, nous n’y parviendrons même peut-être jamais.

Devrions-nous alors nous comporter autrement ? Pour l’article dans deux semaines j’aimerais introduire la notion de morale vis-à-vis de la nature. En effet, semaine dernière et cette semaine j’ai omis sciemment un point essentiel de la vie de l’Homme. La morale ou ethique, nous indique la marche à suivre, la manière de ce comporter. Existe-il envers la nature, en dehors de toute science, un comportement qui soit plus morale qu’un autre ?

Avant tout, j’aborderai plutôt la semaine prochaine, la nature d’un point de vue esthétique. En effet, que l’on veuille ou non s’en défaire. La dominer ou vivre avec elle en harmonie. La nature est toujours à la fois une source d’angoisse et de fascination. A quel point son aspect à-t-il de l’influence sur nos vie ?

Après-propos :

Finalement, je ne pense pas avoir fait ne serait-ce qu’un peu mieux que la semaine dernière. Et en plus j’avais du retard parce que j’étais encore moins satisfaite de ce que j’écrivais. Je garde espoir malgré tout  ahah ! Merci d’avoir lu jusqu’au bout ~ !

Virginie

 

 

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