Un dimanche chez Primitif Aventure – Faire du Feu

Faire du feu de A à Z sur le camp

Dimanche dernier il faisait beau mais frais, je me suis alors dit que j’allais vous montrer dans un article comment faire du feu. Quoi de mieux dans ce cas que de le faire de A à Z ? Quelques heures de travail à peine évidemment ! C’était donc un dimanche bien remplie dont je vous livre ici les photos :

Trouver le bois

Pour faire un feu il faut bien du bois et donc il faut un arbre ! Un arbre mort qui tient debout c’est l’idéal. Ainsi il est sec et facile à scier. Si comme moi on ne sait pas utiliser une tronçonneuse et bien on choisit un arbre pas trop épais qu’il est possible de couper à la scie !

Faire des bûches

Ensuite il faut évidemment transporter le bois et le couper en bûches pour pouvoir l’utiliser dans un feu. Ici mon tronc d’arbre était assez léger pour en faire seulement trois morceaux à transporter.  Mais j’ai quand même pu faire pas mal de bûche ! Après, avec une hache, on peut finalement fendre le bois. Ici les bûches sont petites donc ça n’était pas trop compliqué !

Faire des frisettes

L’étape suivante est de couper une des bûches en morceau assez petits pour pouvoir créer une frisette. La frisette c’est un morceau de bois coupé au couteau, qui va s’enflammer et créer des braises. Ici faire des frisettes c’est un véritable art et celle que j’ai pris en photo n’est pas la première que je réalise – d’où le fait qu’elle est pas trop mal.

Le couteau que vous pouvez voir ici est un couteau finlandais qui est fait avec un peu de bois de rennes. Attention ça coupe fort ( mes doigts s’en souviennent )…

Lancer le feu

La dernière étape et la plus réconfortante aussi c’est bien évidemment d’allumer le feu. En enflammant la frisette et en la plaçant au cœur du poêle surmontée de petit bois et au dessus des bûches, le feu peut prendre. C’est parfois une étape assez délicate tout de même et un peu d’entrainement est nécessaire.

Profiter de la chaleur

La dernière étape c’est évidemment de profiter de la fin de son dimanche ( couper des bûches c’est long ! ) au chaud !

Bonne fin de journée ! L’automne est là et les feux de bois également !

 

Virginie

 

 

 

NATACHA VS WILD – Une BD entre fiction et Réalité

NATACHA VS WILD

Une BD qui raconte de manière humoristique les petites frasques de notre chère Natacha au sein du camp. Par sa douceur et parfois sa naïveté Natacha est une source intarissable d’inspiration. Sa force et son courage sont aussi à mettre à l’honneur.

ENTRE FICTION ET RÉALITÉ : Natacha vs Wild

Sur le camp de Primitif Aventure la vie est rude : pas d’eau courante, économie d’électricité, bestioles en tout genre. À plus de 300 kilomètres au dessus du cercle polaire Natacha vis une expérience estivale hors du commun. Bien décidée à montrer sa force, son mental et sa détermination, Natacha VS Wild est le récit de ses aventures.

Épisode 1 : Natacha diététicienne

Au début de son aventure, Natacha est partie quelques jours pour une petite randonnée. L’endroit était évidemment marécageux et par conséquent, infecté de moustique. Elle me racontait ce moment où, enfin installée, après plusieurs heures de marche, elle espérait savourer une bonne soupe de nouille. Malheureusement, les moustiques en avait décidé autrement et se suicider dans sa soupe semblait être le truc fun à faire.

Mais Natacha est toujours positive. Elle vit (ou pas) dans ces moustiques, une source non négligeable de protéine.

Épisode 2 : Provisions

Sur le camp les myrtilles poussent à profusions c’est parfait pour faire des réserves. Néanmoins cette histoire presque véridique s’inspire de tous ces moments ou j’entendais de sa part  » Allez je vais aller ramasser des myrtilles !  » et où finalement elle revenait bredouille. Son excuse ?  » Oh, finalement je les ramasserais un autre jour.  » disait-elle, la bouche violette.

Pas d’inquiétude, Natacha a tenu parole et a pu nous concocter une délicieuse confiture de myrtille.

Episode 3 : Le Sauna

Natacha apprécie particulièrement le sauna. Alors que je passais à côté du sauna sans vraiment regarder, j’entends un petit  » Bonjour.  » dit d’une manière particulièrement mignonne et sympathique. En toute innocence je me retourne et je la découvre telle que vous la voyez sur le dessin, les cheveux soigneusement placés et l’air joviale.

Ayant l’habitude, je m’en suis allée sans plus de remarques… Laissant Natacha profiter de la fraîcheur du camp.

Épisode 4 : Tuto Pipi Nature

Cette histoire est peut-être la plus authentique de toute… De ce fait je ne raconterais pas tous les détails. En revanche, ne suivez pas ses conseils, le papier c’est tout à fait acceptable !

Épisode 5 : Natacha : Femme de la Nature

Première déception sur le camp : Les brûlots, de petites bestioles pas très sympathiques qui arrachent un micro bout de votre peau pour se nourrir,  sont si petits… qu’ils passent à travers les mailles des moustiquaires ! Impossible d’être tranquille alors que la forêt est notre seule voisine à des kilomètres…

Natacha pourtant ne se démonte pas, elle affronte les problèmes avec dextérité et courage.

Épisode 6 : Mauvaise rencontre

Un des petits plaisir sur le camp c’est que de temps en temps on a assez de batterie pour regarder un DVD loué à la bibliothèque. Parfois il est de bon ton de regarder un film qui se déroule dans la Nature Sauvage, histoire de rester dans le thème.

L’un deux s’est révélé être une sorte de film gore sur un ours qui dévorait un homme perdu dans la forêt. Tiré d’une histoire vraie en plus… Traumatisme.

Heureusement, les ours en Laponie sont loin de nous !

Merci pour votre lecture.

Virginie.

La Nature : « Un monument » #2 Dominer la Nature ?

Avant-propos :

Déjà le deuxième article de la série et déjà beaucoup de retard… Bref. Toujours les mêmes appréhensions à l’idée de devoir exprimer un avis sur un sujet qui mériterait clairement de ma part plus d’approfondissement. Néanmoins je continue sur ma lancée et qui sait peut-être il sortira de ces articles une bonne expérience. Très bonne lecture.

La Nature :  » Un Monument « 

ARTICLE # 2 : Dominer ou vivre en harmonie avec la nature ?

Introduction :

Pour ce nouvel article j’aimerais aborder la nature telle que nous la définissons le plus couramment. La nature c’est ce qui compose le monde du vivant, les fleurs, les arbres, la biodiversité. C’est en voyant notre influence sur ce qui vit et qui meurent que nous pouvons nous rendre compte de notre impact sur la nature.

L’homme dans un sens est coupé de cette nature, même s’il fait lui même partit du vivant. Nous avons cette vision, inconsciente ou non, que nous sommes différents de la nature qui nous entoure. Qu’elle se meut grâce aux principes et lois de la Nature et que nous faisons partis du Monde de la Culture. Nous l’avons vu la semaine dernière dans cet article ; ; cette opposition est ambigu mais c’est pourtant celle qui est communément admise en occident.

Quelles conséquences a cette vision des choses, cette opposition, sur notre manière de se comporter avec la nature ?

Partie 1 : Dominons nous la nature ?

  • La science pour mieux comprendre ? Pour mieux exploiter ?

Avant la nature semblait complexe et inintelligible. Les gens croyaient en différents dieux ou envers des entités mystiques pour expliquer les phénomènes naturelles. Lorsque les sciences physiques ont commencé à vraiment pouvoir expliquer la nature, l’homme a pu alors avoir un autre regard envers la nature. Celle-ci n’était plus incompréhensible, il était même devenu pour l’homme, possible de prédire son mouvement.

Alors que dans l’antiquité, les hommes ne pensaient pas pouvoir expliquer la nature, la science moderne a simplifié de nombreux phénomènes en de simples équations. Notre vision du monde naturel a complètement changée. La nature étant devenu un objet d’étude qu’il était à présent possible de contrôler.

«Se rendre comme maître et possesseur de la nature » voilà ce que disait Descartes au 17ème siècle sur les conséquences des sciences physiques. Et c’est ce que nous avons fait. Car nous le pouvions nous avons transformé la nature comme il nous le semblait nécessaire. Dans un sens nous l’avons soumise a nos envies. Utilisant ses ressources non plus car nous en avions besoin mais car nous le pouvions. Aujourd’hui c’est la science également qui nous met en garde sur les conséquences de nos comportements.

  • Conséquences sans équivoque.

Lorsque l’on se sent supérieur, il est facile de penser que nous avons légitimement le droit d’exploiter ce qui nous est inférieur. L’Homme étant vu comme une entité rattaché au spirituel fait de lui une espèce supérieure comparé à celle de la nature. Combiné avec nos possibilités d’enfin soumettre la nature, nous avons finit par la détruire.

Bien que notre légitimité à exploiter la nature est discutable, nous sommes aujourd’hui face aux conséquences de deux siècles d’activités de l’homme moderne.

Nous apprenons à nos dépends et sûrement celle des générations futures que nos ressources ne sont pas inépuisable et que justement, elles sont bientôt épuisés. Nous avons détruit une partie de la biodiversité et nous ne comprenons même pas encore tout à fait les réelles implications de ce que nous avons causé.

La vision que nous avons de la nature est vraisemblablement à l’origine de nos comportements. Et les conséquences de nos actes semblent être sans trop d’équivoque assez néfaste pour la nature et l’être humain. Faut-il changer notre vision des choses pour changer nos comportements ?

  • Quel futur ?

Devant le constat du réchauffement climatique par exemple, apparaissent aujourd’hui un florilège de solutions technologiques. Des voitures qui ne consomment plus d’essence mais des énergies renouvelables. Des méthodes pour une agriculture moins consommatrice en eau également. Ces idées s’inspirent du progrès scientifiques. Le progrès, cette idée que nous faisons, grâces aux sciences et à la technologie, toujours mieux que la veille. La science semble alors est la meilleure des solutions que nous avons pour consommer, exploiter autrement.

Aujourd’hui, nous n’avons pas de solution miracle et deux choix semblent s’offrent à nous. Continuer ainsi dans l’espoir de trouver comment résoudre nos soucis grâce aux sciences (en appliquant tout de même un principe de précaution en attendant pour limiter les dégâts). Ou bien ce que certain appellerait « un retour en arrière ». Un mode de vie plus simple où le confort serait secondaire et où la nature aurait une vraie place dans nos vie.

Cette deuxième solution est la plus complexe, car non seulement elle implique beaucoup de sacrifice de confort (surtout pour nous occidentaux), mais encore plus, elle remet en question notre vision du monde. En effet, pour vivre ainsi, ne faudrait-il pas accepter à nouveau que nous ne pouvons soumettre et contrôler la nature ? Il faudrait vivre avec elle et ainsi donc accepter de se soumettre à elle et ses exigences ?

Partie 2 : Vivre en Harmonie avec la nature – est ce possible ?

  • Où commence et ou s’arrête la domination ?

Pour certain, vivre en communion avec la nature semble être une évidence, pour d’autre le concept semble utopique. Difficile, cependant de comprendre ce que réellement veut dire « vivre en harmonie » avec la nature. Si comme dans l’exemple précédent nous construisions un monde hyper-technologique qui nous permettrait de ne jamais prendre à la nature plus que nous le devons, vivrions nous pour autant en harmonie avec elle ? Cela semble plus complexe que cela.

Il nous faudrait alors sacrifier les choses de notre confort pour vivre en harmonie avec elle ? Accepter de ne pas prendre l’avion ou le train ? Et donc accepter de ne plus manger ce qui ne pousse pas près de chez soi ?

Certain vivent ainsi même aujourd’hui et souffrent pourtant de nos modes de vie. Pour eux, être respectueux envers ce que leur donne la terre, et accepter que celle-ci leur reprenne des choses est une évidence. Comment faire en France, alors que le chômage et les impôts sont des sujets bien plus important à court terme que des catastrophes qui ont lieu à des milliers de kilomètres ?

Renoncer au confort, à la médecine, aux possibilités de la technologie, est contre-intuitif pour la majorité de ceux qui vivent ou on vécu avec comme nous le faisons.

Y aurait-il un compromis possible ? Arrêter de voir la nature et l’humain comme des entités séparés sans pour autant renoncer au fait que nous avons un potentiel scientifique et technologique énorme ?

  • Une autre vision du monde ?

Comme je le précisais, la notion de séparation entre l’Homme et la Nature est une conception occidentale. Elle semble majoritaire aujourd’hui mais il peut-être intéressant de comprendre comment d’autres cultures ont envisagés ce rapport et les conséquences que cela a sur les comportements.

Et si tout objet du monde, du plus petit cailloux qui jonche le sol, aux nuages qui peuplent notre ciel, possédait une âme, une force vitale ? C’est du moins la position de l’animisme. Une vision qui tire sa source d’une sorte de religion chamanique visant à expliquer les choses de la Nature. Dedans l’homme à une âme au même titre que le reste du monde du vivant et même du monde inanimé.

L’idée, exprimée ainsi, peut nous paraître absurde, mais il est fascinant de comprendre les implications d’une telle vision du monde.

Nous pouvons, en effet, rapprocher la notion d’âme et celle de respect. Si nous pensions que chaque objet du monde possédais au même titre que nous une force, une âme alors nous ferions sûrement bien plus attention à nos comportements. Soumettre la nature serait tout sauf un acte légitime et nous devrions répondre de nos actes car celle-ci est dans un sens capable de se défendre.

Aujourd’hui nous pouvons expliquer les phénomènes naturelles telles que le mouvement des plaques ou les éclairs. Ces événements ne sont plus dans nos esprits des châtiments divins ou l’expression d’un mécontentement et donc l’animisme ne semble pas être une position raisonnable. Cependant, on a pu le voir récemment, les catastrophes naturelles ne sont pas contrôlable. Nous qui pensions soumettre et dominer la nature en l’expliquant par les sciences, sommes toujours soumis à ses caprices.

  • Une nature insoumise ?

Pourquoi chercher à soumettre la nature ? La question n’avait pas été soulevé jusqu’ici parce que nous pouvions partir du principe que nous le faisions car nous le pouvions. Mais cela ne semble pas vraiment suffisant à présent. En effet, si la nature nous offrait déjà tout ce dont nous pouvions rêver alors nous vivrions en son sein sans autre soucis. Mais la nature est hostile, effrayante et cruelle.

Les catastrophes naturelles, les pandémies, la mort, sont des choses naturelles. Mais ces choses ne sont ni agréable, ni souhaitable.

L’Homme est contraint par sa condition naturelle, quoiqu’il fasse, tant qu’il est sur terre il ne peut pas vivre autrement qu’en remplissant ses besoins d’êtres biologiques. Grâce aux sciences avions-nous peut-être enfin la possibilité d’expliquer la terreur que peut produire parfois la nature.

En soumettant la nature nous espérions sortir de l’obscurité, gagner en confort et ainsi se sortir complètement de la nature.

Malgré tout, il n’en ai rien. La somme des savoirs est très loin de ce qui reste à découvrir. La nature que nous pensons dominer n’est pas aussi soumise que nous l’espérions. Dans un sens même sans intervention divine, elle se défend. Par nos actions, ce n’est pas vraiment la nature en elle-même que nous détruisons. Ce que nous faisons, c’est rendre notre monde invivable pour les Hommes. Il paraît sensé que la nature, se débrouillera sans nous.

Conclusion :

Malgré notre désir de la dominer, la nature ne nous est pas soumise. La destruction de la nature vivante telle que nous la connaissons est indéniable, mais cela ne veut pas dire que la vie va s’arrêter. Notre mode de vie et notre conception du monde sont critiquables. La nature nous englobe et nous ne sommes par encore prêt d’en sortir, nous n’y parviendrons même peut-être jamais.

Devrions-nous alors nous comporter autrement ? Pour l’article dans deux semaines j’aimerais introduire la notion de morale vis-à-vis de la nature. En effet, semaine dernière et cette semaine j’ai omis sciemment un point essentiel de la vie de l’Homme. La morale ou ethique, nous indique la marche à suivre, la manière de ce comporter. Existe-il envers la nature, en dehors de toute science, un comportement qui soit plus morale qu’un autre ?

Avant tout, j’aborderai plutôt la semaine prochaine, la nature d’un point de vue esthétique. En effet, que l’on veuille ou non s’en défaire. La dominer ou vivre avec elle en harmonie. La nature est toujours à la fois une source d’angoisse et de fascination. A quel point son aspect à-t-il de l’influence sur nos vie ?

Après-propos :

Finalement, je ne pense pas avoir fait ne serait-ce qu’un peu mieux que la semaine dernière. Et en plus j’avais du retard parce que j’étais encore moins satisfaite de ce que j’écrivais. Je garde espoir malgré tout  ahah ! Merci d’avoir lu jusqu’au bout ~ !

Virginie

 

 

La Nature : « Un Monument » #1 – Nature et Culture

Avant-propos :

L’envie d’écrire de la philosophie par moi-même était une idée, finalement, un peu absurde en soi. Difficile, avec mon peu de connaissances, de lectures et d’écriture, de produire quelque chose de véritablement satisfaisant. Cependant, je me lance tout de même dans l’aventure. Au risque d’en avoir un peu (beaucoup) honte dans quelques années, quand mes a-priori et mes savoirs auront évolués et j’espère, augmentés. Je vous laisse donc avec ce premier article en espérant ,au moins, qu’il soit un tout petit peu intéressant.

La Nature :  » Un Monument « 

ARTICLE # 1 : Nature et Culture.

Introduction :

Nature et Culture s’opposent-elles ? Deux notions philosophiques assez complexes et dont les termes restent ambigus tant qu’ils ne sont pas clairement définis.

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Un mois plus tard – Bilan des différents projets

Déjà un mois

Bonjour à tous, et oui déjà plus d’un mois que nous sommes en Laponie Finlandaise. L’expérience prend vraiment tout son sens à présent. Il nous reste trois semaines à vivre ici et voici un petit bilan de nos projets en cours.

Pour ceux qui ne sont pas au courant, notre voyage se compose de trois projets principaux. Un court-métrage, un livre audio pour les enfants et un journal de bord qui est ce blog même.

COURT-MÉTRAGE – DOCUMENTAIRE. Par Natacha

Au fil du temps, le projet de film s´est scindé en plusieurs projets. Pour l’entreprise Primitif aventure, sera réalisé deux spots publicitaires. Un estival et un hivernal. Ainsi qu´une vidéo institutionnelle montrant leur travail de guides et d’éleveurs de chiens primitifs en Laponie. Celles-ci sortiront en Octobre 2017.

Ces 2 mois auront aussi servi de repérages à un projet de documentaire court autour du quotidien de ces personnes avec leurs chiens. L’objectif de ce film est d´interroger la notion d´aventure dans notre monde actuel. Celle-ci pouvant être vécue au quotidien comme occasionnellement lors d´un séjour touristique.

J’ai pu tourner les images qui pourraient constituer la première partie de ce film. Les images pour les vidéos promotionnelles sont aussi quasiment toutes tournées bien qu´il me manque encore un passage de rennes et les interviews des principaux protagonistes !

Les repérages ont étés difficiles car il est difficile de prendre de la distance avec un terrain sur lequel nous vivons tout en y travaillant. Le tournage était stressant tout en étant très agréable, l’équipe de Primitif aventure étant très à l’écoute.

LIVRE AUDIO. Par Virginie

Par soucis technique la réalisation graphique pure du livre se fera à mon retour en France. En revanche cette expérience ici est riche de sens pour créer un livre complet. En terme de visuel et de scénario j’ai trouvé ici de quoi m’inspirer. Au jour d’aujourd’hui, l’histoire à été écrite et les sons ont été dans leur grande majorité enregistrés. Il reste encore un gros travail à faire sur le texte orale mais l’histoire sera finie pour décembre sans aucun souci.

La seule chose qui me manque ici est comme le dit Natacha plus haut, la possibilité de prendre de la distance. Nous n’avons au final que peu d’intimité et de temps à nous même dans un espace véritablement confortable. Prendre du recul sur ce que j’écris est complexe. Je me suis également rendu compte que certains des objets qui faisaient mon quotidien en France et qui sont absents ici me manquent pour dessiner sereinement.

Le retour sera surement un soulagement mais également un choc dans une certaine mesure.

JOURNAL DE BORD

NATACHA :

Pour ma part, je n´ai malheureusement pas eu le temps d´approfondir l´aspect sociologique de notre environnement au point de pouvoir en écrire un article. Nous verrons cela au retour et après digestion de l´experience.

Le fait de publier en ligne (sur facebook et autre) est très intéressant pour communiquer avec les personnes pouvant être intéressés par notre travail mais je vous avoue que ce n´est pas vraiment mon “truc”.

VIRGINIE :

Je ne sais pas trop si nous nous en sortons bien ou non. Nous faisons notre maximum pour partager du contenu régulièrement mais qui soit également intéressant pour ceux qui le lisent. Il s’agit aussi de garder une trace de notre voyage tout en acquérant de l’expérience vis-à-vis du blogging.

Je ne suis pas non plus une fan des réseaux sociaux, malgré tout c’est un véritable plaisir de voir que des personnes s’intéressent à notre travail. J’espère tenir sur la durée.

AUTRES PROJETS ?

Pour l’instant il y a d’autres mini-projets qui se sont rajoutés aux principaux. Je préfère ne pas en parler ici car il ne sont pas encore d’actualité. Un article leur sera surement consacré mais seulement après notre retour.

Merci beaucoup de nous lire et de suivre cette aventure.

Un autre article bilan sera fait le mois prochain à notre retour en France ! Nous vous souhaitons à tous une très bonne rentrée.

VIRGINIE et NATACHA

 

 

Un petit bout de Vie chez Primitif Aventure en Croquis

Un petit bout de Vie chez Primitif Aventure. En croquis

Bonjour à tous, voici un nouvelle article qui reprend les petits articles Facebook qui ont été postés durant ces derniers jours. Il s’agit d’une présentation de la vie sur le camp de Primitif Aventure.  À travers des petits croquis découvrez un peu les détails, les coulisses de notre vie en Laponie. Bonne lecture et rendez-vous à la fin de l’article pour les détails de la réalisation.

Croquis #1 : La flore

Ce premier croquis présente un peu la flore que nous avons l’occasion de croiser entre nos tentes et le camp lui-même. Depuis notre arrivée, nous avons pris plaisir à découvrir les particularités de la flore Lapone. Entre Juillet et maintenant, celle-ci à d’ailleurs déjà bien changée. Les champignons ne sont plus les mêmes, de nouvelles baies sont apparues. De plus, l’automne sera bientôt là, les pins et les plantes prennent une teinte plus rougeâtre, orange. Car la nuit est revenue, les plantes ne profitent plus d’un soleil continu et elles se développent donc moins vite.

Croquis #2 : Se laver

L’absence d’eau courante : l’une de mes plus grande préoccupation et inquiétude avant d’arriver sur le camp. Voici un petit aperçu de comment nous pouvons nous laver au fil des semaines sur le camp. Parfois, c’est un peu compliqué, surtout en sachant que l’eau s’est bien rafraîchie ces derniers temps. Mais ici, au grand air, prendre une douche quotidienne n’est pas utile. Il faut veiller en plus à ne pas sentir trop bon… Pour ne pas attirer moustiques et autres insectes.

Croquis # 3 : Manger  !

 

Pour conclure cette petite série de croquis j’ai choisi le thème des repas. En effet, pour être bien quelque part, la nourriture est vraiment une chose importante. Avec ses petites constructions dispersées sur le camp, celui-ci ressemble à un petit village. La cuisine, au centre de celui-ci est alors un peu le lieu de toutes les rencontres. Dedans, il y a tout le nécessaire: four et plaques à gaz, garde manger, ustensile en tout genre. Grâce aux efforts de tous, chaque soir on partage un bon petit plat. Au coin du feu ou non, la bonne humeur est toujours présente.

PETIT MAKING – OF

J’ai réalisé les croquis que vous découvrez dans cet article il y a déjà deux semaines. Profitant du beau temps pour dessiner dehors. Comme  mon article sur la présentation du camp prend un peu plus de temps que prévu, j’avais envie de partager un peu plus sur notre mode de vie ici. Le style « carnet de croquis » m’apparaissant comme un moyen sympa pour mêler dessin et texte.

Ensuite, au niveau de mes techniques de dessin j’ai utilisé un matériel un peu différent de mes autres illustrations – disponibles ici. Je me suis servie pour leurs réalisation, de ma petite palette aquarelle en plus d’un pinceau à réservoir d’eau. C’était très pratique et comme dans mon imaginaire avant d’arriver, je m’asseyais sur un rondin, une branche, un caillou pour dessiner directement ce que j’avais sous les yeux. Parfois si un fauteuil était à proximité j’en profitais malgré tout.


J’espère que cet article vous aura plu, ainsi que les croquis. Si vous avez des questions auxquelles je n’ai pas répondu ici n’hésitez pas. Je vous souhaite une très bonne journée. De plus, si vivre l’expérience au grand air vous intéresse, faites donc un tour sur le site de Primitif Aventure.

Virginie

Le récit d´une aventure : 3 jours de raid en canoé dans la zone sauvage de Hammastunturi

Du 22 au 24 août 2017, nous sommes parties pour 3 jours de raid en canoës dans la zone sauvage de Hammastunturi en Finlande, à 300 km au-dessus du cercle polaire. Il faisait alors moins de 10 degrés, mais la rivière était assez profonde pour que nous puissions éviter facilement les rochers dans les rapides (de niveau 3) et l’absence de pluie fut au rendez-vous. Voici le récit de cette aventure qui nous a toute deux bouleversées autant qu´émerveillées.

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Les illustrations à l’aquarelle de Virginie – 3ième vidéo

 

Une troisième vidéo est en ligne dans laquelle vous pouvez à nouveau voir Virginie dessiner avec la technique de l’aquarelle. Cette fois ci, c’est un élan parmi les feuillages !

Le montage a été fait sur Final cut pro 7. Il est tout simple compte tenu du sujet. J’ai accéléré la vidéo puis monter en bout à bout avec quelques coupes afin d’accélérer le petit récit.

La musique de Vincent Vêgâ a ensuite été ajouté, cette fois ci sans chants d’oiseaux ou de grenouilles comme dans les précédentes vidéos !

 

Mes illustrations à l’aquarelle – Comment et avec quoi ?

Comment je créer mes illustrations à l’aquarelle ?

Bonjour à tous ! Dans cet article je vais vous décrire comment je fais pour réaliser mes dessins à l’aquarelle. Quel matériel, quelles étapes, le temps que ça me prend !

LE MATÉRIEL :

L’aquarelle :

L’aquarelle que j’utilise est en fait une encre aquarelle que j’ai découverte durant mes études à Paris. Il s’agit d’encre Colorex de la marque Pébéo. Elle est disponible assez facilement et dans une grande variété de teintes.

aquarelle

De mon côté je n’utilise pas énormément de teintes préférant faire le mélange des couleurs primaires afin d’obtenir les couleurs que je souhaite. J’ai donc dans ma palette, du bleu cyan, du magenta et du jaune primaire. En plus de ces trois teintes là je me suis quand même procuré des teintes complexes à obtenir comme le pourpre et le rouge turc, le bleu marine et le bleu outremer.

J’ai également du sépia et du noir trichrome qui lorsqu’elle est diluée avec beaucoup d’eau et mélangée avec un peu de magenta me permettre d’obtenir une couleur de peau plus ou moins foncé grâce aux différentes dilutions.

LES + : Elles sont faciles d’utilisation ; elles sont réutilisables même sèche sur une palette (en plastique ou matière imperméable) grâce à un peu d’eau. Les couleurs sont très vive et tienne bien.

LES – : Elles tâchent les doigts et les vêtements,  toutes les teintes ne partant pas facilement avec du savon classique (mais ça part au bout de quelques jours) – moins facile à transporter que les palettes d’aquarelle en cube.

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Introduction au journal de bord

aventure-introduction journal

Cette expérience en Laponie s’annonce pour nous comme une aventure sans précédent. Plusieurs mois dans un espace où la nature est la maîtresse des lieux. Un espace où il est important de vivre en adéquation avec son environnement et où il est nécessaire de faire appel à tous ses sens pour comprendre comment vivre au rythme de la nature. Il nous paraissait important de faire partager cette aventure, et créer un journal de bord est alors apparu comme une évidence. Cet outil sera l’occasion pour nous d’approfondir des réflexions sociologiques et philosophiques qui nous aideront pour la réalisation de nos autres projets.

Ce journal de bord, qui apparaîtra sur un blog au fil de notre voyage, a pour but de partager avec vous notre voyage émotionnel et intellectuel dans ce pays ainsi que l’avancée des différents projets de ce dossier. Il sera aussi le carnet de repérages pour un futur essai documentaire.

Nous pourrons accéder tout au long du séjour à la bibliothèque d’Ivalo et nous mettrons ainsi en ligne nos péripéties comme nos réflexions. Le contenu de ce support multimédia prendra forme par des instants de poésies que vous découvrirez à travers des sons, des chansons, des proses, des photographies, des illustrations, des croquis. Tout cela sera parfois animé par des vidéos dans lesquels se trouveront des extraits d’entretiens réalisés sur place avec les membres de Primitif Aventure ou des représentants d’Ivalo et du peuple same vivant dans les alentours.

Ce journal sera aussi l’occasion d’approfondir nos réflexions en philosophie comme en sociologie. Un prochain article va approfondir ces thématiques !

Livre audio : voyage d’un enfant au coeur de la Laponie sauvage

nord sauvageNous apprécions toutes les deux les contes, et ce voyage est pour nous un voyage au coeur d’un espace imaginaire propre à nos rêves d’enfants, est une belle occasion de partager cette aventure avec les plus petits. Les repérages, les mythes recueillis, les rencontres, nous permettront de construire un livre CD riche en informations documentaires pour les enfants.

En effet, grâce à notre voyage nous aurons accès à une documentation authentique. Par la capture des sons du réel (le vent serait la flute, la chouette les chants, les pas des chiens les percussions) et par les illustrations nous emmènerons les lecteurs et auditeurs le long d’une aventure à travers la forêt nordique. Un enfant et son ami le chien de traineaux, partiront alors à la rencontre des astres et des mystères du monde.

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Le court-métrage : Note d’intention et de réalisation

court-métrage

A travers un court-métrage en deux parties d’environ 10 min chacune, nous vous emmènerons à la découverte du Nord sauvage. Nous vous raconterons le quotidien de quatre français qui ont décidé de quitter leur confort pour vivre en Laponie finlandaise. Avec leurs dix sept chiens de traineaux, sans électricité et loin des villes ils ont fait le choix d’une vie plus qu’atypique. Au fil de l’été pour la première partie puis de l’hiver pour la seconde, nous découvrirons les liens qui se tissent entre eux et leurs chiens, entre eux et ce monde sauvage plein de mystères. Nous vous ferons découvrir leur entreprise, et nous vous montrerons qu’aujourd’hui encore il est possible de vivre différemment.

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Primitif aventure – des mushers proches de la nature

Primitif aventure-équipe-mushers

L’équipe de Primitif aventure est composée de Laetitia, Augustin, Killian (leur fils de 2 ans) et Charly. Ils ont décidé de partir tous ensemble pour vivre comme meneurs de chiens de traineaux (mushers) dans ces contrées nordiques.

Laetitia et Augustin ont tous deux un diplôme de Gestion et de Protection de la Nature. Augustin a travaillé avec un explorateur, Gilles Elkaïm, durant plusieurs années. C’est là qu’il découvre les chiens de traineaux de race primitive sibérienne (Les Taïmyrs et les Laïka Nenets). Laetitia ayant également une passion pour les animaux, ils décident de se lancer dans ce projet d’élevage de chiens et de raids touristiques en traîneau afin de travailler comme guides naturalistes. Charly, formé en gestion forestière, les a ensuite rejoints comme “homme à tout faire” après avoir découvert la Finlande lors d’un voyage.

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