La Nature : « Un Monument » #1 – Nature et Culture

La Nature : « Un Monument » #1 – Nature et Culture
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Avant-propos :

L’envie d’écrire de la philosophie par moi-même était une idée, finalement, un peu absurde en soi. Difficile, avec mon peu de connaissances, de lectures et d’écriture, de produire quelque chose de véritablement satisfaisant. Cependant, je me lance tout de même dans l’aventure. Au risque d’en avoir un peu (beaucoup) honte dans quelques années, quand mes a-priori et mes savoirs auront évolués et j’espère, augmentés. Je vous laisse donc avec ce premier article en espérant ,au moins, qu’il soit un tout petit peu intéressant.

La Nature :  » Un Monument « 

ARTICLE # 1 : Nature et Culture.

Introduction :

Nature et Culture s’opposent-elles ? Deux notions philosophiques assez complexes et dont les termes restent ambigus tant qu’ils ne sont pas clairement définis.

La Nature, dans ce sens, ne représente pas la faune ou la flore dans son étendue. Elle représente plutôt les comportements déterminés des êtres vivants. La Nature (ici) c’est l’instinct de l’animal, les capacités données à la naissance, le besoin biologique de se nourrir. C’est ce qui relève de l’innée. Ce qui est et qui reste inchangé, qui est universel. La Culture, de son côté, parle des choses acquises par l’apprentissage, le langage, l’art. Ce qui n’a pas besoin d’être pour la survie, comme les rituels par exemple.  Le potentiel de création, les coutumes que nous instaurons au sein de nos société, ce qui est relatif à l’être humain.

Expliqués ainsi les deux termes s’opposent et semble irréconciliables. Chacue est ce que l’autre n’est pas. L’être humain est le seule être vivant qui à la capacité à notre connaissance de produire de la Culture. Pourtant, l’Homme est en premier lieu un être vivant, un organisme biologique qui est régit par la Nature.

Première partie : Une opposition évidente ?

  • L’Homme, un être à part ?

L’Homme, qui ne saurait pas parler, qui n’aurait pas appris auprès d’autres Hommes le langage où le moyen de s’exprimer, serait-il vraiment un Homme ? Nous ne naissons pas avec la capacité innée à nous mouvoir, à nous nourrir, à parler, mais nous apprenons. Cette capacité d’apprentissage est rejointe au fur et à mesure par la capacité à créer, à façonner et à transformer les choses, selon nos choix, nos désirs. Et grâce à toutes ces aptitudes de notre espèce nous avons en quelque sorte créé la Culture. Ou plutôt, nous avons nommés Culture tout ce que l’Homme touche et transforme par ses choix et sa technique.

De ce point de vue, il semble bien que nous soyons des êtres à part. Nous ne faisons pas partie de la Nature au même titre que les autres espèces, nous la transformons, et nous en avons conscience. Nous sommes des êtres culturels qui, en écrivant leur histoire et en transmettant leur savoir, se sont clairement sortit de l’ordre naturel.

  • Les coutumes et les rituels – La relativité et la contingence de la culture.

En tant qu’elle est propre aux êtres humains, toutes civilisations humaines possède une Culture. Cependant celle-ci est justement propre à chacune de ces civilisations. Alors que la Nature se fait seule, alors qu’elle est nécessaire et universelle car elle est régit par des lois qui nous sont inaccessible. La Culture apparaît comme relative et contingente.

Les institutions, qui sont le symbole des sociétés modernes sont en perpétuels changements. Nos rites changent, disparaissent et apparaissent au fil des ans sans que cela n’affecte l’ordre des choses. Deux individus, s’ils ne partagent pas la même culture auront bien du mal à se comprendre. Malgré tout, un sourire, bien plus que culturel est un signe de langage universelle, prouvant qu’il y a chez l’homme une part de Nature.

  • Un être culturel coincé dans un corps naturel ?

Il peut être difficile en occident de se balader dans un espace vierge de toute Culture. L’Homme à eu la tendance à imposer partout sa vision, à laisser sa trace. Même une forêt devant un lieu Culturel et non Naturel dès lors qu’il utilise sa technique pour la limiter et la contrôler. Et pourtant, tout aussi culturel que soit l’Homme et notre monde, nous sommes irrémédiablement attaché à la matière et donc à la Nature.

L’opposition entre nous et elle est pourtant si forte que beaucoup d’entre nous croient qu’il existe pour l’Homme un autre endroit, où justement nous serions délivrer de l’existence matérielle. Tout aussi justifié et respectable quelle soit, cette idée reste une croyance et non une connaissance. Au moment présent, nous sommes dans la Nature, et ce, malgré notre culture. Il faudrait donc penser la relation entre Culture et Nature comme plus complexe qu’une simple opposition.

Deuxième partie : La Nature puis la Culture ?

  • La Nature en premier.

Comment pourrait-il y avoir la Culture d’un côté et la Nature de l’autre alors que toutes les évidences semblent bien montrer autre chose. En effet, la Nature était selon toute vraisemblance là avant nous, le sera après nous et malgré nous.Si nous n’avons pas accès à l’enseignement de nos pair nous ne cessons pas d’exister dans le monde de la Nature. Nous survivons biologiquement sans pour autant avoir accès à la Culture. Nous sommes donc avant tout une espèce biologique avant d’être des « personnes » humaines.

La Nature est aussi ce qui nous entoure, continuellement. Même si nous l’avons transformée nous ne pouvons pas lutter contre les éléments et contre leur loi. Nous ne flotterons jamais dans l’air par exemple sans modification ou technique. De ce fait il s’agit forcément d’une source d’inspiration et de connaissance. On peut citer par exemple le mouvement du romantisme qui cherchait à montrer le sublime de la nature à travers la peinture. Dans ce sens il est absurde de penser la Culture sans la Nature, puisque sans elle, nous n’aurions ni histoire ni support.

  • La nécessite de la Culture.

Arrivé à ce point, une autre question se pose. Qui constaterait la Nature et ses lois sans avoir accès à la Culture ?

Dans l’opposition Culture et Nature, on a dit que la Nature était nécessaire et la Culture contingente. On pourrait pourtant penser que la Culture est également nécessaire à la Nature. En effet, l’intuition du paragraphe précédent affirmait que la Nature serait là malgré nous mais est-ce bien vrai ?

La Nature t-elle qu’elle est décrite ici est au final, également un concept culturel. Celui-ci est même différent suivant les Hommes justement. Aujourd’hui nous comprenons ces comportements Naturel en tant que nous les décrivons comme des phénomènes physique, mais les religions lui ont parfois donner d’autres significations. Dans ce cas, pourquoi ne pas imaginer que sans notre capacité à la Culture, la Nature, dans un sens, n’existerait pas.

Questionner son existence entière peut-être contre intuitive mais il est intéressant de se demander s’il est seulement possible d’aborder la Nature sans la Culture au préalable. Et ainsi, voir en la Culture une sorte de nécessité.

Conclusion : Culture et Nature – au final ?

Que les concepts soient véritablement opposés ou alors qu’ils aient une plus complexe au final, importe peu. La Culture et la Nature ont chacune des frontières floues et indistinctes. L’une semble s’arrêter là où commence l’autre et inversement, sans jamais pour autant disparaître de l’horizon. Comme nous ne pouvons rien voir en dehors de notre prisme culturel, il semble impossible de mener une réflexion sans aucun biais (bien que ça ne doit pas être une excuse).

La nature en tant qu’étendue, les plantes, les animaux etc, est celle que nous expérimentons chaque jour via nos sens et c’est elle qui est le plus souvent au cœur des discussions contemporaines.

Notre vision de cette nature est  vraisemblablement alimenté par notre Culture et nos apprentissages. On peut par conséquent se demander quels sont les conséquences de notre Culture sur la nature et notre position vis-à-vis d’elle. C’est ici que le lien avec l’article de la semaine prochaine se fait. Quelles sont les différentes manières de se comporter vis-à-vis de la Nature ? Domination, Harmonie ?

Après-propos :

Merci beaucoup d’avoir lu jusqu’ici si seulement une personne a tenu jusqu’au bout. Il y aurait beaucoup de modification à y apporter et une relecture sera faîte bientôt. Je donne rendez-vous aux téméraires la semaine prochaine. J’accueille tous les conseils avec plaisir. J’ai fait de mon mieux mais j’espère vraiment m’améliorer au fil des articles !

Merci encore.

Virginie

 

 

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